050110

beatles7heymrtambourineman1Frederick_Heyman1
Au terme de 365 jours, il est toujours désagréable de s'apercevoir, au bout du compte, que l'on a pas écouté tant de musique que ça, bien qu'on aie eu la nette impression d'avoir un casque vissé sur la tête du soir au matin. Je pourrais, à raison, prétexter que c'est la faute à Humbug, qui a monopolisé mon capital auriculaire de façon exclusive pendant des mois. Oui, pendant des mois.
Je vomis les commémorations, je hais les hommages posthumes, j'abhorre les bilans, j'exècre les classements.
Je ressens néanmoins le besoin, aussi idiot que démago, de récapituler pour mieux recommencer.
Il y a eu la révélation, grasse et populacière, subite et entêteante, du Graal électro. Par le sang: Fake Blood, Bloody Beetroots, et par le feu (de l'action): 2 many DJ's, Yuksek, Proxy, Simian Mobile Disco, Zombie Nation, Surkin, Vitalic, Birdy Nam Nam, A-Trak, Major Lazer...
Il y a eu les 'traîtres déconvenues Julian', Plenti et Casablancas.
Il y a eu la classe cuirassée des Them Crooked Vultures, papys magnifiques qui nous ont envoyé le rock'n'roll à la figure à coup d'interminables morceaux pondéreux. Si l'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs, ils ont dû en tirer de fécondes leçons.
Il y a eu la fraîcheur vivifiante des petits Phoenix, qui, renaissant de leurs cendres, les transforment en paillettes, à l'image de 1901 ou Fences, habiles pop songs qui forment avec Lizstomania le trio de début d'album le plus entraînant de la Terre.
Il y a eu le Mirror Mirror ensorcellant de Ghinzu.
Il y a eu Benjamin Biolay.
Il y a eu de chouettes trucs, comme Dirty Projectors, Black Lips, Telepathe,Sébastien Schuller, Noah and the Whale...
Il y a eu tellement de trucs que j'ai détesté. Girls, Chairlift, The Pains Of Being Pure At Heart, Passion Pit, Richard Hawley...
Il y a eu l'hideux Grace/Wastelands.
Il y a eu le déclic expérimental ammorcé par Get Color de HEALTH. Je me sens désormais apte à assimiler plus de choses.
Il y a eu les Animal Collective, les Grizzly Bear, illusions audtivies plébicitées, tantôt prodigieusement envoûtantes, tantôt ultra-chiantes, selon l'humeur de l'auditeur.
Il y a eu le I Am Sacha Fierce de la schizo Beyoncé Knowles. Si je m'écoutais, je dirais qu'il est l'album r'n'b le mieux conçu qui soit. Sa première moitié renferme un concentré de langueur sirupeuse, où sa fantastique voix peut allègrement tutoyer les sommets sucrés de la soul, tandis que la seconde partie est constituée de beats rétro-futuristes dont la rythmique ferait pâlir toute aspirante à la conquête des charts et des dancefloors. Beyoncé est la meilleure, for ever and ever.
Mais il y a surtout eu The XX, qui ont glorieusement sauvé cette ultime année sans dizaine de la monotonie. Ces trois affreux west-londoniens ont réalisé quelque chose de dément. Le trait de génie précoce le plus fulugrant est sans doute l'Intro, l'une des plus faramineuses jamais entendue, qui, a elle seule, synthétise en préambule toute l'atmosphère de l'album. Nu Gaze emprunt à la rêverie, délimité par des mélodies bien pensées et un son de guitare caractéristique et inédit.
On a pas fini de découvrir 2009.

Posté par Classic Reeboks à 04:29 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Au terme de 365 jours, il est toujours

    The XX

    Très chouette blog!!
    je t'ai laissé un message sur last.fm mais au cas ou tu n'irais pas dessus.

    J'ai deux places à vendre pous the XX (au prix ou je les ai achetés)

    Fais moi signe si ça t'intéresse

    Posté par La Japonaise M., 050210 à 07:08 AM | | Répondre
Nouveau commentaire